Rêve du 22 au 23 février.
Je dirige un grand bateau-pirate, sur une mer agitée et je le fais difficilement accoster sur le rivage d’une île qui m’est inconnue. Je ne suis pas seule, mais je ne saurais pas dire exactement qui sont toutes les personnes qui m’accompagnent. J’ai un étrange pressentiment quant à ce qui va se dérouler.
Je me retrouve à marcher sur la grève, qui fait face à des falaises. Il y a là des centaines d’oiseaux aquatiques et je suis tout à fait en osmose avec ces oiseaux : je m’approche d’eux sans les effrayer, je peux presque les toucher, je me baigne avec eux dans la mer. Je recueille sur le sable de jolies plumes de toutes couleurs, que je mets dans une bourse noire. J’essaie d’identifier à quels oiseaux elles appartiennent. Et puis, il y a Frédérique, une amie d’enfance, plus jeune que moi, qui arrive en courant et en criant de joie. Je lui dis de ne pas aller vers les falaises, où il y a tous les nids des oiseaux, car elle risquerait de les effrayer. Elle ne m’écoute pas et se dirige vers les nids, car elle aussi souhaite voir les oiseaux de près, mais elle est trop agitée. Elle les effraie; les oiseaux se sentent menacés et se mettent à l’attaquer sans pitié, et la noient dans la mer.
Je me mets à hurler, de tristesse et de colère, les oiseaux s’enfuient. Je cours vers une maison où se trouve la mère de Frédérique : je m’attends à ce qu’elle m’accuse, parce que je me sentais responsable de la mort de sa fille, et je lui répète « Elle n’a pas voulu m’écouter, elle ne m’a pas écoutée! » Je vois une porte en bois, et dans ma prémonition, je pense qu’elle va m’enfermer derrière cette porte, dans sa colère. Mais non, elle n’a presque aucune réaction : « Tu sais, ce sont des choses qui arrivent. » Au loin, je vois le corps de Frédérique inerte et flottant sur la mer, soulevé par un vent coloré et transporté sur le sable, pour que des gens se dépêchent à incinérer son corps.
Je retourne marcher sur la plage, et je remarque que partout, jonchant le sable, et même sous l’eau de la mer, se trouvent des milliers de bijoux, breloques et figurines en pierres précieuses, à perte de vue. Je découvre notamment de nombreux petits dragons en turquoise, des perles, un énorme coquillage, des chats en malachite… et je mets le tout dans ma bourse.
Pour une des rares fois, l’eau ne se met pas à monter soudainement et rapidement, et il n’y a pas de groupe de baleines en migration au loin.
Pour l’instant, malgré certains symboles forts, je ne sais pas trop comment l’interpréter. J’y travaille. Une chose est sûre, ma Frédérique me manque énormément et la mort prend beaucoup de place dans mes derniers rêves (rêve de ma grand-mère maternelle qui est décédée, rêve que mes grands-pères mourraient, une nuit après l’autre). Des choses ont changé dans les patterns de mes rêves, ça ajoute une grande complexité.